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250 ans d'histoire du Jardin botanique à Lyon

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Lyon abrite un jardin botanique depuis le milieu du XVIIIème siècle. Avant la construction du Parc de la Tête d’or, il se logeait au cœur de l’École vétérinaire de Lyon, puis en plein centre de la ville, au pied des pentes la Croix-Rousse. Hier très lié aux problématiques et aux enjeux économiques de la cité, il est devenu un lieu dédié à la conservation des plantes, à la recherche et à l’éducation.

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250 ans d'histoire du Jardin botanique à Lyon

Le Jardin botanique de l’École royale vétérinaire de Lyon (1763 - ?) :

La création d’un premier jardin botanique à Lyon remonte à 1763 et coïncide avec la création de l’École royale vétérinaire dans la commune de la Guillotière. L’abbé Rozier, homme célèbre dont les travaux ont rendu un immense service à l’agriculture, va fonder un jardin au cœur de l’établissement. Avec son ami Claret de la Tourette, également naturaliste - botaniste, il fait venir des plantes de toute l’Europe. Le jardin comprend alors 600 plantes usuelles et 1 200 plantes alpines et étrangères. Le jardin devient vite très réputé et rayonne au niveau régional et national.

Jardin botanique des Brotteaux (1789) :

D’abord indispensables aux médecins et aux vétérinaires, les plantes deviennent utiles à d’autres corps de métiers présents à Lyon. Un jardin botanique d’envergure devient alors nécessaire pour favoriser l’activité économique de la ville. Un premier projet le destine à s’implanter dans le quartier des Brotteaux. Il n’aboutira pas mais il préfigure le futur Jardin botanique de Lyon dans ses missions et ses orientations.

Le Jardin des plantes, ancêtre du jardin actuel (1796 – 1857) :

L’ancêtre du jardin botanique actuel voit le jour dans l’ancienne abbaye de la Déserte, sur les pentes de la Croix-Rousse à l’emplacement où l’amphithéâtre des Trois Gaules sera découvert par la suite (voir le plan). Appelé « Jardin des plantes », il devient en 1805 « Jardin de l’Impératrice », en hommage à Joséphine de Beauharnais quand elle fait don d’une partie des plantes exotiques de sa collection. En 1853, le Jardin des plantes est ravagé par un ouragan. Trop à l’étroit, et soumis à la pression de l’urbanisation, le Sénateur Vaïsse, écrit en 1856 : «Notre Jardin des plantes mérite à peine ce nom et a cessé depuis longtemps d’être digne d’une grande et savante cité. ». Il est temps de lui trouver un nouveau terrain.

Le Jardin botanique du Parc de la Tête d'or (1857 – Aujourd’hui) :

Profitant de la création du Parc de la Tête d’or en 1857, le Jardin botanique quitte les pentes de la Croix-Rousse et s’implante au Sud-Est du parc, sur un terrain de 6 hectares. Des serres sont construites pour former un jardin d’hiver (l’actuelle serre des plantes carnivores et d’Afrique du Sud) ainsi qu’une école de botanique et des zones d’expérimentation destinées à l’étude des végétaux. En 1859, le Jardin des plantes est appelé pour la première fois Jardin botanique. Il faudra attendre 1880 pour que les actuelles Grandes serres voient le jour. Aujourd’hui le Jardin botanique de Lyon reste le plus grand et le plus riche des Jardins municipaux de France. Ses collections sont comparables à celles du Muséum National d’Histoire Naturelle.