Logo pour impression Architecture et sculpture au jardin

Architecture et sculpture au jardin

architecture et sculpture au jardin, des pierres pour les plantes

Au milieu de ses collections végétales, le Jardin dispose de bâtiments aux architectures remarquables où s’articule la vie du Jardin : lieux d’exposition, bureaux administratifs, herbier et bibliothèque.
Le Jardin possède également plusieurs sculptures qui font parties de l’histoire et de l’identité du Jardin.

 

 

L’orangerie

L'orangerie après son agrandissement

Pour protéger les plantes craignant le gel, une orangerie est construite dans le Jardin des plantes en 1829 par Louis Flacheron, architecte de la ville. Elle est démontée en 1859 pour être transportée pierre par pierre au Parc de la Tête d’Or où elle se trouve toujours aujourd’hui, en contrebas de la voie de chemin de fer. En hiver, deux fourneaux alimentés en charbon et bois assuraient le chauffage. Un jardinier logé dans le Parc était chargé de l’approvisionnement en combustible et devait veiller à l’entretien du bâtiment.

L’orangerie relève d’un modèle architectural du 18e siècle : elle est entièrement aveugle au nord pour des raisons climatiques, elle est percée d’arcades en plein cintre au sud et ouverte en terrasse.

En 1896, le bâtiment menace de s’écrouler. Aussi, en 1899 le projet d’agrandissement de 230 m² est accepté, ainsi que la création d’une chambre dans les greniers. A l’origine, elle ne comptait que neuf arcades et mesurait 34 m de long. Sa superficie est ainsi doublée par l’adjonction de deux pavillons de quatre arcades aux extrémités.

La ferme Lambert

La Ferme Lambert

Le nom de Lambert vient du premier propriétaire du domaine de la Tête d’Or, Antoine Lambert, marchand lyonnais du 16e siècle. Ce domaine composé essentiellement d’îles séparées par des bras du Rhône, s’étendait du quartier des Brotteaux, jusqu’aux balmes de Vassieux. La ferme située sur la rive gauche du fleuve est l’unique bâtiment du domaine et est alors appelée grange Lambert ou de la Tête d’Or. Il ne reste aujourd’hui que la maison principale de la ferme. Rénovée en 1858, cette imposante maison à la fois campagnarde par son volume et élégante par ses décorations en dentelles, est modifiée pour accueillir ce que l’on appelle le Conservatoire de Botanique. Des logements pour les gardiens y sont également installés.

En 1865, M. Charles André aménage dans les combles une station météorologique et un cabinet d’observation. Cette station comprenait un baromètre, un anémomètre, un thermomètre, un pluviomètre et un psychomètre (mesure de l’humidité). Elle faisait partie d’un ensemble de trois stations appartenant à l’Observatoire de Lyon basé à Saint Genis - Laval. La station du Parc de la Tête d’Or avait la particularité de mesurer la profondeur de gelée du sol. Le bâtiment était parfois nommé à cette époque « l’observatoire ».

Aujourd’hui la coupole de la station météorologique a disparue et la ferme Lambert abrite désormais les bureaux administratifs du Jardin Botanique et du Jardin Zoologique.

Les sculptures du Jardin Botanique

Le secret ou les trois-grâces

Les Trois-Grâces ou le Secret


Mise en place en 1913 à l’entrée du jardin de plein air, cette sculpture est l’œuvre de René Beclu (1881 – 1917) qui décède à l’âge de 32 ans lors de la bataille de la Marne.

Intitulée Le Secret , l’œuvre est très vite débaptisée par les lyonnais et les usagers du Parc pour être nommée les Trois-Grâces .

Cette ronde-bosse en marbre blanc représente trois femmes nues : la jeune fille au centre écoute en riant les confidences de son amie, tout en repoussant la troisième.

Dans la mythologie grecque, les Charites assimilées aux Grâces par les Romains, sont des déesses personnifiant la vie dans toute sa plénitude, et plus spécifiquement la séduction, la beauté, la nature, la créativité humaine et la fécondité. Thème récurrent pour les artistes, il permet de mettre en avant l’harmonie, la grâce et la séduction. La sculpture du parc par ces détails s’inscrit dans cette lignée, mais est plus anecdotique par le geste du personnage central, à l’instar de beaucoup de sculptures du 19e siècle. Ce groupe a été restauré en 2005 (nettoyage du marbre).

 
Statue installée au square Jussieu

Sculpture de Bernard de Jussieu


Cette ronde-bosse de marbre blanc représente Bernard de Jussieu en pied, tenant dans sa main droite une loupe et dans sa main gauche une plante. Dans l’iconographie du personnage, c’est souvent de cette manière qu’il est représenté.

Historique de la sculpture : un jeu des chaises musicales… Dès février 1876, le conseil municipal lance le projet d’élévation d’une statue en l’honneur d’un des frères Jussieu, botanistes lyonnais. Le concours est lancé en octobre 1883. Le projet de Pierre Aubert est retenu en 1885, et la statue est installée dans le square Jussieu (3° arr.) spécialement aménagé à cet effet en 1894.

En octobre 1969, pour faire place au buste d’Edouard Herriot, la statue est transférée au Parc, devant les Grandes Serres. Elle remplace alors les statues représentant les quatre saisons qui prennent place alors à l’Orangerie. Ces quatre statues toutefois n’avaient pas été créées pour cette espace : ces statues étaient prévues pour le décor de la fontaine Place des Jacobins, construite en l’honneur du préfet Vaïsse, en 1865. Ce n’est qu’en 1908 qu’elles prennent place devant les Grandes Serres.

Le sculpteur : Pierre Aubert (1853-1912) On possède peu d’éléments sur la vie de ce sculpteur. Il a réalisé à Lyon deux monuments : le décor de la façade de la Préfecture où dans des médaillons circulaires en bronze, on peut voir certaines des richesses régionales de l'époque c'est-à-dire une locomotive pour évoquer le chemin de fer, moyen de transport récent, et un métier à tisser rappelant l'importance de l'industrie de la soie. Il a également réalisé une statue de Claude Bernard pour la Faculté de Médecine en 1894.

Détail du buste de l'Abbé Rozier

Buste de l’Abbé Rozier



Lyon a honoré la mémoire de l’Abbé Rozier en commandant au sculpteur Joseph Chinard un buste en marbre blanc de Carrare. Ce buste fut placé en 1812 dans le Jardin des plantes. A la translation du jardin vers le parc, la statue fut installée dans l’orangerie.

C’est la Société impériale d’horticulture qui sortit de l’oubli cette statue pour honorer l’homme en adressant une pétition au préfet, qui demandait l’installation de cette statue dans le Parc. L’ingénieur en chef Bonnet refusa de mettre cette statue, au prétexte de son mauvais état. L’œuvre fortement délabré, disparaît, peu de temps après, jeté dans la Saône, dit-on, par les amis de l’Abbé, ulcérés par l’état de la statue.

Une réplique en plâtre est alors modelée puis remplacée par un nouveau buste sculpté par R. Benoist (vers 1900).

Joseph Chinard est l'un des sculpteurs les plus célèbres à l'Académie et, bien sûr, à Lyon où il est né en 1756 et où il meurt en 1813. Il séjourne longtemps à Rome, où il se forme. Il subit dans une large mesure l'influence de Canova. C'est l'un des grands représentants du style néo-classique français. On peut admirer deux de ses œuvres au Musée des Beaux-arts de Lyon.

 

loupe

Construite pour le Jardin des plantes, l'orangerie fut déplacé comme les végétaux pour prendre place dans le Parc de la Tête d'or.

Les statues des 4 saisons qui l'ornent aujourd'hui ont également fait du chemin : prévu pour la place des Jacobins, exposées devant la grande serre, elles n'arrivent sur la facade qu'en 1969.

Dernière modification : 24/09/2010 17:31