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Transfert de l'Orangerie

Les travaux sur le terrain du parc pour accueillir l'Orangerie

Histoire Naturelle des Orangers 1818
(Bibliothèque du jardin botanique)

Déplacer un bâtiment de près de 200 m² entre les pentes de la Croix-Rousse et le parc de la Tête d'or ? Ce transfert -réalisé en 1 mois et demi- n'était pas un chantier à impressioner les gestionnaires du parc au XIXeme siècle. Dans les archives municipales, sont conservées les documents relatifs à ces travaux.

L'ingénieur en chef de la ville fait un sondage du terrain qu'il diagnostique comme « solide (sur) une assez grande profondeur » et prescrit « l'application d'un système de fondations sur grillage en charpente. » Pour faire cette charpente, on utilise du bois de chêne. Dans une lettre du 29 juin 1859, Gancel entrepreneur de charpentes, demeurant à la Guillotière, s'engage auprès de la ville de Lyon pour faire les travaux de fondation de l'orangerie au prix convenu dans le devis, soit 1960.67 Frs.

 

Le déplacement du bâtiment et son aménagement

Le 2 mai 1859 une lettre est soumise à l'approbation du Sénateur Vaïsse concernant le déplacement de l'Orangerie du Jardin des Plantes.

Les travaux se feront sans adjudication car ce déplacement comprend les colonnes, le châssis et d'autres installations qui se détériorent facilement. Ils seront donc confiés à « un entrepreneur dont on sait tout à fait sûr », le sieur Fouilland, parce qu'il présente toutes les garanties nécessaires et  qu'il accepte les prix des dernières adjudications, soit un rabais de 22% ; le prix des travaux s'élève à 944.70 francs.

L'installation de l'Orangerie au parc de la tête d'Or a nécessité quelques modifications dont la plus importante a été le percement d'une ouverture, pour créer une porte afin de facilité « l'entrée et la sortie des orangers et d 'organiser d'une manière convenable le service intérieur. »

Cette double porte de grande dimension est en fer ce qui permet de la manoeuvrer plus facilement. Les travaux de transformation s'élèvent à 4 300 francs. À la suite d'un appel d'offre, la proposition de Mr Guigue étant la plus avantageuse est retenue ; l'Ingénieur en Chef de la ville de Lyon établit donc un devis estimatif sur les bases de la proposition de Mr Guigue et propose d'imputer cette dépense sur « crédit extraordinaire de 80 000 francs ouvert pour la continuation des travaux du parc de la tête d'Or. ». Cette lettre du 10 novembre 1859, faisant état des travaux à faire, est soumise au Sénateur Faivre qui approuve le devis et rédige un arrêté de l'acceptation de la soumission de Mr Guigue le 26 novembre 1859 ;

 
Vue aérienne (1954)
crédit : A.Bellat - Le Progrès

 

Ce travail aura été exécuté dans les délais suivant :

  • Achèvement de la démolition le 1er juillet 1859
  • Transfert des matériaux le 15 août 1859.

L'estimation du coût des travaux est évalué à :

  • forfait pour la reconstruction de l'Orangerie 12 531,37 F
  • fondations de l'Orangerie : cube de béton 1 960,87 F
  • fouille des fondations 126,16 F

Total 14 618,40 francs

Les différents entrepreneurs intervenus dans cette opération sont :

  • l'entreprise Fouillard assure la démolition au Jardin des Plantes et la reconstruction de l'Orangerie au Parc de la Tête d'Or,
  • l'entreprise Guigue qui a réalisé la double porte en fer et qui en assure la maintenance pendant un an,
  • l'entreprise Gancel est chargée des fondations de la charpente sur laquelle repose l'Orangerie reconstruite ; cette entreprise est également chargée de la construction de 20 caisses d'orangers.