Dès le 18e siècle, les métiers de la soie sont appelés à Lyon « la Grande Fabrique ». Elle connaît une longue période de prospérité grâce à plusieurs commandes royales à destination du château de Versailles.
Le dessin floral transcrit en tissu façonné, devient alors une spécialité caractéristique de Lyon, et une école gratuite de dessin est fondée en 1756 pour répondre aux besoins en dessinateurs qualifiés. En 1780, elle devient l’école royale académique de dessin jusqu’en 1793, date à laquelle elle est suspendue.
Cette même année, le Siège de Lyon anéantie la Fabrique. Pour la reconstruire, les autorités lyonnaises cherchent à démontrer au gouvernement que la création d’une école de dessin est indispensable : une classe de la Fleur et un musée voués à former de bons dessinateurs permettraient la reconstruction de la manufacture.
En 1807 l’école et son musée sont ainsi crées et les arguments économiques avancés par les autorités lyonnaises permettent l’envoi à Lyon de peintures de fleurs et d’ornements pour l’école.
Plusieurs professeurs se succèderont mais avec l’arrivée de Pierre Révoil, Fleury Richard et Antoine Grobon, l’idée de former des artistes pour la soierie va tendre à disparaître. L’école va rapidement devenir un lieu de formation d’artiste à part entière se consacrant à la peinture de chevalet et complètement détachés de l’industrie de la soie. L’élan donné par les professeurs de l’école est une véritable volonté de rivaliser avec les ateliers de peintures de la capitale où se forment de futurs grands artistes français.
Plusieurs peintres lyonnais se sont formés au sein de cette école avant de parfaire leur formation dans de grands ateliers et connaître le succès. C’est le cas notamment de Simon Saint Jean qui sera reconnu de manière internationale.