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Antoine BERJON et Simon SAINT-JEAN

Antoine Berjon (1754 – 1843)

Antoine Berjon
Fleurs et fruits dans une
corbeille d'osier

Huile sur toile - 1810


Peintre lyonnais, portraitiste et miniaturiste, Antoine Berjon a produit de nombreuses natures mortes très réalistes. Parti à Paris lors de la Révolution il devient professeur de la classe de la Fleur à l’école des Beaux Arts de Lyon à son retour de 1810 à 1823 pour former les élèves à la représentation minutieuse de fleurs.

Exposée au Salon de 1810, cette œuvre monumentale est représentative du talent et de la capacité de Berjon à reproduire la finesse du détail, dans la lignée des peintres hollandais et flamands du 17e siècle.

A travers cette toile, Berjon propose une composition riche en variétés de fleurs différentes ainsi que quelques variétés de fruits. Il s’agit majoritairement de variétés qui poussent sous nos latitudes, à l’exception du fruit du palmier à raphia figurant au premier plan sur la table. En effet ce palmier est originaire de Madagascar et on le trouve également en Afrique. A travers ce détail, Berjon propose un fruit atypique et exotique au milieu de fleurs plus habituelles.

 

Simon Saint-Jean (1808-1860)

Peintre lyonnais spécialiste de fleurs et de fruits, il est parmi les premiers peintres de l’école des Beaux Arts de Lyon à s’affranchir du dessin de Fabrique. Après son apprentissage dans l’école lyonnaise il poursuit sa formation dans l’atelier de François Lepage. Il connaîtra ensuite une renommé internationale. Il avait une grande passion pour les fleurs, en particulier pour les roses qu’il cultivait lui-même dans son jardin à Ecully et dont il se servait de modèles pour ses toiles.

Simon Saint-Jean
Offrande à la Vierge
Huile sur toile 1842

En 1842, l ’Offrande à la Vierge marque un tournant dans la carrière de l’artiste. Avec le succès de cette toile, Simon Saint Jean se tourne définitivement vers la peinture de chevalet.

Il présente plusieurs toiles à l’exposition internationale des produits d’industries (Crystal Palace, Londres) en 1851. Ses peintures apparaissent comme des « modèles » pour l’industrie lyonnaise. Dans les années 1830 la peinture de fleur fait figure de modèle pour les dessinateurs. L’écart entre la peinture et le dessin se creuse petit à petit à partir du Second Empire.

Le langage des fleurs

La tradition de la guirlande de fleur autour d’un médaillon ou d’un portrait remonte à l’Antiquité. A la Renaissance elle est de nouveau très utilisée dans les décors italiens et par les artistes de la Réforme protestante. Les peintres flamands et hollandais du 17e siècle utiliseront également ce mode de représentation tout au long du siècle.

A l’époque de Simon Saint Jean, les guirlandes de fleurs sont toujours très utilisées et ces compositions florales permettent de donner du sens à la toile. Le choix des fleurs qui compose la guirlande est fait en fonction du sujet représenté et de ce que l’on veut signifier.

Le motif central est même parfois secondaire et les fleurs sont supposées symboliser les qualités du sujet représenté. Les fleurs sont supposées symboliser les qualités du sujet représenté au centre de la composition. Le motif central devient même parfois secondaire au bénéfice des fleurs. Dans la tradition chrétienne, les compositions florales transmettent une atmosphère d’éclat et de vertu. De plus, le culte marial a donné à la Vierge Marie le qualificatif de « Rose mystique ».

Dernière modification : 16/02/2009 16:35