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La roseraie

La roseraie change de visage ! 

 
 

1. Un peu d'histoire ...

roseraie

La collection de roses du Jardin botanique a été créée en 1858 à la périphérie du jardin de plein air. Jusqu’en 1906 elle comptait quelques 1200 variétés, parmi lesquelles certaines sont encore présentes dans le jardin aujourd’hui. C’est le cas de « Persian Yellow », dont le plant d’origine n’a jamais été changé…

Malgré l’apparition des hybrides de thés et l’engouement pour ces derniers, ce sont les hybrides remontants qui étaient majoritairement représentés. Les rosiers galliques étaient également bien présents. Venaient ensuite les roses thés. Tous les autres groupes formaient le restant de la collection, avec une prédominance des rosiers grimpants.

A sa création, la vocation de cette collection était scientifique et pédagogique. Régulièrement mise à jour, elle permettait aux horticulteurs de la région de se tenir au courant des nouvelles obtentions des rosiéristes. Elle a subit plusieurs réaménagements et se trouve actuellement à l’emplacement d’anciennes collections de vignes et d’arbres fruitiers.

Dans le début des années 1980, sous la direction de Paul Berthet elle fut organisée en deux parties avec d’une part quelques 120 rosiers sauvages et d’autre part une roseraie historique offrant un riche panel de roses anciennes.


2. Des constats

Des sujets vieillissants et fragilisés

Beaucoup de sujets en place étaient vieux, malades, et mouraient malgré les soins apportés. Dans certains groupes, même les rosiers provenant d’établissements spécialisés n’arrivaient pas à se développer, voire même à se maintenir sur le long terme et finissaient par mourir. C’était plus probant chez les hybrides remontants avec un vieillissement global dans toutes les sections.

Les rosiers botaniques étaient également particulièrement vieillissants, la plupart du temps envahissant les allées et nécessitant des tailles fréquentes, s’enchevêtrant et en étant peu facilement identifiables. En plus de cela, peu de taxons présentaient une traçabilité fiable.

 

D’autres trop envahissants

D’autres rosiers, au contraire très vigoureux, devenaient gênants pour le travail de tonte et d’entretien de la pelouse en bandes étroites et pour d’autres rosiers, plus faibles, plantés à côté, qui se trouvaient de ce fait étouffés. En plus, pour obtenir une floraison éclatante, ce type de rosiers nécessitent un développement important…C’est le serpent qui se mord la queue !

 

Une pelouse difficile à entretenir

La pelouse, malgré quelques rénovations ponctuelles et très partielles, était largement dégradée. Les exigences d’un tel type de pelouse n’étant pas compatibles avec ce niveau d’entretien tourné en faveur des rosiers. La forme des massifs, également, ne permettait pas le passage aisé des tondeuses.

 

Des allées abîmées

Enfin, les allées, entretenues régulièrement, étaient largement à refaire puisque les désherbages et les travaux successifs avaient fini par amincir et salir la couche de stabilisé.


rose
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3. Un objectif important pour 2015

La Convention Mondiale des Sociétés de Roses aura lieu pour la première fois en France à Lyon en juin 2015. L’épicentre de cette rencontre, regroupant environ 1000 spécialistes internationaux, sera le Parc de la Tête d’or et ses Roseraies dont celle du Jardin botanique.

Il paraissait donc incontournable de rénover la collection et imaginer une roseraie plus didactique et d’une meilleure lisibilité.

Outre l'amélioration de l'aspect sanitaire des plantes, il a paru nécessaire d'augmenter et de mettre en valeur le patrimoine des créations de variétés de roses d'origine lyonnaise. Ce patrimoine est d'ailleurs porté par des associations lyonnaises d'envergure internationale et par le Centre de Recherche de Botanique Appliquée, basé dans le Domaine de Lacroix-Laval.



4. Le projet

Le choix des plantes

Pour réaliser ce projet de rénovation, le point de départ de l’étude a été de constituer la liste des rosiers qui allaient constituer la base de la nouvelle collection.
Outre des  personnes du Jardin Botanique et des services des Espaces-Verts de la Ville de Lyon, des représentants émérites d’associations spécialisées, ainsi qu’un professionnel et un historien constituaient le groupe chargé de ce travail de choix. Finalement, ce seront 250 variétés, environ,  qui viendront  remplir les massifs nouveaux. Un accent plus particulier a été porté sur les rosiers d’origine lyonnaise. Certains groupes jusque là non représentés seront introduits, d’autres réduits et d’autres comme les rosiers anglais ont été supprimés. Chaque fois qu’il a été possible, les variétés d’obtention locale, ont été privilégiées.
Un choix a été réalisé pour les rosiers sauvages : seuls ceux qui ont servi directement à la production des roses modernes ont été conservés. La collection de botaniques ne sera pour autant pas perdue puisque, parallèlement à cette réalisation, un projet mené conjointement par Ville de Caluire, la Société Française des Rosiéristes et Roses Anciennes en France pour la création d’une nouvelle  collection de rosiers sauvages a été décidé et implantée proche du Parc de la Tête d’Or, juste de l’autre côté du Rhône (prolongement de la Cité Internationale côté Saint Clair). Deux parcs très prochainement reliés par une passerelle.
Les rosiers trop vigoureux et/ou présents dans la Roseraie Internationale, ont été supprimés de la nouvelle liste.

La recherche des sujets

Une fois cette liste entérinée, il fallait d’une part trouver les variétés soit chez les pépiniéristes soit dans des collections et les multiplier.
C’est ainsi que dés l’année 2009, les premières multiplications, essentiellement par bouturage, de rosiers sauvages ont eu lieu. Ensuite cela a été des séries de greffage de rosiers rares qui formaient la collection horticole.

La réalisation

Au début de l’été 2011, une jeune ingénieure en architecture du paysage a été recrutée pour une durée de six mois afin de travailler sur la conception du projet s’étendant sur une surface de 2500 m2. Au final, un dessin a été rendu et reste dans le circuit de l’étude.

Un phasage des travaux a été établi :

-  hiver 2011 & 2012 :
    *arrachage des rosiers, de la pelouse, et évacuation des bordures.
    *Arrachage des asters
    *sous solage et régalage des sols

-  printemps 2012 (mars / avril) :
     * semis d’une pelouse fleurie à prédominance rouge

-  été 2012 (mi-aout) : fauchage de la pelouse

-  automne 2012 : début de la phase d’implantation de la nouvelle collection


La première phase des travaux a commencé. Il s’agit notamment de faire « place nette ». Avant cette opération spectaculaire, nous avons sélectionné beaucoup de rosiers sauvages ou horticoles, soit parce qu’ils étaient rares, soit parce que le spécimen présent au Jardin est à garder (beau sujet).


5. Quelques chiffres ...

Le futur projet occupera la même place que l’ancienne roseraie, à savoir 2500 m2 environ, allées et pelouses comprises.

Auparavant, 400 taxons de cultivars et 100 rosiers sauvages composaient la collection. Chacune des variétés disposait d’environ 4m² pour s’épanouir, qui, pour certaines, étaient loin d’être suffisants. Le choix a été fait de limiter au maximum les variétés réputées vigoureuses pour ne privilégier, dans les massifs, que celles d’un bon développement sans excès.

Le Service des Espaces Verts de la  Ville de Lyon ayant la certification ISO 14001, une autre contrainte était également à respecter : celle de limiter au maximum les traitements phytosanitaires. Volonté d’ailleurs en vigueur depuis de nombreuses années. Ainsi, une première liste, volontairement restreinte, de  220 rosiers a été retenue. Les plantes auront plus la possibilité de se développer leur permettant ainsi, d’être en meilleure santé

La fin de l’étude du plan de la roseraie a fait apparaître qu’il était possible d’intégrer encore une cinquantaine de taxons. Ce seront dons des variétés lyonnaises qui seront choisies pour compléter ce nouveau conservatoire de la rose. De surcroît, l’installation d’une pergola ainsi que d’une gloriette est envisagée. La, sur ces structures, des rosiers à fort développement, comme Rêve d’or ou E. Veyrat Hermanos, pour ne citer qu’eux, pourront trouver leur place.

Dernière modification : 02/01/2013 14:07